Des feuilles collantes — parfois avec la table ou le sol poisseux dessous — sont du miellat, le liquide sucré rejeté par des insectes piqueurs installés sur la plante : cochenilles ou pucerons dans l’immense majorité des cas ; il faut nettoyer le feuillage à l’eau savonneuse et surtout traiter les insectes, sans quoi ça recolle en quelques jours.
Trouver le coupable : cochenille ou puceron ? #
Le miellat n’est qu’une trace ; l’insecte est au-dessus. Inspectez la plante feuille par feuille, surtout au revers et aux jonctions des tiges, au-dessus des zones collantes :
| Coupable | À quoi il ressemble | Où il se cache | Traitement de base |
|---|---|---|---|
| Cochenille farineuse | Amas blancs cotonneux | Aisselles des feuilles, revers, tiges | Alcool à 70° localement + savon noir chaque semaine |
| Cochenille à bouclier | Petites coques brunes bombées, immobiles, collées | Le long des nervures et des tiges | Retrait à l’ongle ou au chiffon + savon noir répété |
| Pucerons | Petits insectes verts, noirs ou beiges en colonies | Jeunes pousses, boutons floraux | Douche + savon noir, très efficace |
Rien trouvé ? Vérifiez la plante voisine (le miellat tombe parfois d’une suspension au-dessus) et regardez à la loupe : les jeunes stades de cochenilles sont discrets. Quelques plantes exsudent naturellement de petites gouttes sucrées par leurs feuilles (guttation sucrée, fréquente chez certains hoyas) — c’est le seul cas où feuilles collantes ne riment pas avec parasites.
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Nettoyer, traiter, surveiller #
Commencez par doucher la plante ou passer chaque feuille à l’éponge avec de l’eau tiède légèrement savonneuse (savon noir), dessus et dessous : cela retire le miellat et une partie des insectes. Traitez ensuite selon le coupable, en répétant chaque semaine pendant plusieurs semaines — les œufs éclosent par vagues. Nettoyez aussi le sol ou le meuble poisseux : le miellat attire fourmis et poussière. Et isolez la plante pendant le traitement : pucerons et cochenilles voyagent volontiers de pot en pot.
Pourquoi il ne faut pas laisser traîner #
Au-delà du côté poisseux, le miellat sert de terrain de culture à la fumagine, un champignon noir qui recouvre les feuilles d’une suie collante. Elle n’infecte pas la plante mais bloque la lumière, donc la photosynthèse. Si des plaques noires sont déjà là, elles partent à l’éponge humide une fois les insectes éliminés. Une plante piquée pendant des mois s’épuise : plus tôt vous traitez, plus courte est la convalescence.
C’est le miellat qui goutte du feuillage infesté. Tant que les insectes piqueurs ne sont pas éliminés, le sol recollera après chaque nettoyage.
Non, c’est essentiellement de l’eau sucrée. Il est juste salissant et attire fourmis et champignons comme la fumagine.
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Faut-il couper les feuilles mortes ou abîmées d’une plante ?
Contre les pucerons, souvent oui. Contre les cochenilles, protégées par leur coque ou leur duvet cireux, il faut y ajouter un retrait manuel (alcool à 70°) et de la persévérance sur plusieurs semaines.
Non : les orchidées produisent parfois des gouttelettes de sève sucrée naturelles. Inspectez quand même revers de feuilles et hampes ; si aucun insecte n’apparaît et que la plante va bien, c’est bénin.
Pourquoi le sol est-il collant sous ma plante ?
Le miellat est-il dangereux pour l’homme ou les animaux ?
Peut-on traiter uniquement à l’eau savonneuse ?
Une orchidée aux feuilles collantes, c’est forcément une cochenille ?
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